Le premier comité de pilotage de chacun des quatre lots du programme France 2030 « Bande côtière » s’est tenu ce mois-ci.
La forte participation (une soixantaine de participant·es tous lots confondus) est venue confirmer une forte dynamique collective autour de la construction de futurs services opérationnels pour la gestion du littoral et de la mer.
Les échanges, à la fois stratégiques et techniques, ont permis de consolider les besoins des utilisateurs, de préciser les fonctionnalités attendues et de stabiliser la trajectoire du programme vers des démonstrateurs sur sites pilotes en 2026, puis un déploiement à grande échelle en 2027 et 2028.
Les travaux s’organiseront autour de la production de services cartographiques.
Focus sur les produits de morphologie côtière
Le Lot 1 développera des produits de référence pour décrire la morphologie du littoral (bathymétrie, topographie, trait de côte). Les discussions techniques ont confirmé une stratégie de déploiement progressive des sites pilotes (en Bretagne, région PACA et Nouvelle-Calédonie), avant une extension vers les Antilles, la Guyane et la Polynésie française. Le site de Nouméa a notamment été retenu en remplacement d’un site initial, avec des travaux engagés en coordination avec les partenaires institutionnels.
Focus sur les produits états de mer
Le comité a permis de préciser les services opérationnels en développement : courants, vagues, vents et topographie dynamique. Les discussions techniques ont porté sur les performances attendues, les résolutions spatiales, les délais de production et l’intégration multi-sources (satellites, bouées, données AIS). Les échanges ont également permis de consolider les besoins des utilisateurs et de préciser les modalités de validation des produits, avec une forte attente sur la qualité des données et leur interopérabilité.
Focus sur les produits de suivi des écosystèmes
Le Lot 3 fournit des indicateurs sur les écosystèmes et la qualité de l’eau. Les échanges techniques ont porté sur la capacité des produits à répondre aux exigences de la Directive Cadre sur l’Eau (DCE), notamment dans les zones à fonds clairs, avec une prise en compte explicite des incertitudes. Il a également été question des limites des indicateurs en conditions de forte turbidité, conduisant à une approche progressive d’évaluation par sites de complexité croissante.
Focus sur la thématique services d’aide à la décision
Le Lot 4 transforme ces données en services d’aide à la décision pour les acteurs publics, autour de trois grands usages : la gestion des aires marines protégées, le suivi et l’anticipation des risques littoraux, et la planification des usages en mer. Les discussions ont permis de préciser des points structurants : distinction entre gestion opérationnelle et planification stratégique, besoin de tableaux de bord très métiers à co-construire, et nécessité de combiner données récentes et séries historiques longues. Les échanges ont également souligné l’importance de garantir la cohérence avec les référentiels nationaux ainsi que la complémentarité avec d’autres initiatives portées par les partenaires institutionnels. Les périmètres géographiques prioritaires (PACA, Bretagne, Nouvelle-Calédonie) ont été confirmés, avec une extension progressive vers les outre-mer. Les premières orientations ont été validées pour le suivi de la fréquentation nautique, tandis que certains cas d’usage (conchyliculture, planification offshore) nécessitent encore des approfondissements.
Au-delà des aspects techniques, ces COPIL confirment une forte mobilisation des acteurs institutionnels et des territoires, ainsi qu’une volonté commune de structurer des services durables, interopérables et directement mobilisables pour la gestion du littoral.
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